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Reprenelle

Guide de référence

Préparer son image professionnelle avant un entretien après 45 ans

Vous avez vingt ans de métier et une photo de profil qui date d’un autre poste. Ce guide décrit, dans l’ordre, ce qui se règle avant un entretien après quarante cinq ans, sans relooking spectaculaire et sans achat massif, l’intention d’image, la photo, le cadre de visioconférence, la coiffure, la capsule près du visage et le discours. Comptez sept jours, ou quatre si l’entretien est déjà calé.

  • Mis a jour le
  • 9 minutes de lecture
  • Jimenez Julien

Ce que la recruteuse voit avant d’avoir lu votre parcours

La première image qui arrive chez la personne qui recrute tient dans une vignette de deux cents pixels, un cadre de visioconférence et une encolure. Trois éléments qui n’ont rien à voir avec votre compétence, et qui la précèdent quand même. Ils sont lus en une seconde, sans intention de vous juger, par quelqu’un qui ouvre votre dossier entre deux réunions. Le problème, à cet âge, n’est presque jamais qu’on vous trouve trop âgée. Il est qu’on ne vous lit pas, et qu’un détail de cadrage prend la place de vingt ans de métier.

C’est la raison pour laquelle ce guide ne commence pas par le miroir. Il commence par le poste visé, parce que le registre attendu pour une responsable qualité en industrie n’est pas celui d’une chargée de mission en collectivité ni celui d’une consultante indépendante. Tant que cette cible n’est pas écrite, chaque décision se prend séparément, une veste achetée un samedi de doute, une coloration prise en urgence la veille, une séance photo réservée sans brief. La dépense monte vite et la cohérence, elle, ne bouge pas.

Poser l’intention d’image avant de toucher au miroir

Le point de départ tient en quatre informations, le poste visé, le secteur, le niveau de séniorité et le contexte de votre recherche. Sortie de bilan de compétences, retour après deux ans de congé de proche aidant, reconversion, changement d’employeur après quinze ans au même poste, ces situations ne demandent pas le même registre. Ce n’est pas un préambule administratif, c’est ce qui décide si votre image doit d’abord rassurer sur votre solidité, ou d’abord montrer que vous êtes toujours dans le mouvement du métier.

Vient ensuite le choix de trois adjectifs, pas plus. Trois suffisent à trancher toutes les questions qui suivent, l’encolure, la présence d’une veste, la taille des bijoux, la façon de sourire sur la photo. Quand une candidate hésite entre huit intentions à la fois, elle finit par ne rien décider et par acheter au hasard le samedi suivant. Trois adjectifs écrits sur une feuille valent mieux qu’un après midi passé à chercher de l’inspiration sur des profils qui ne ressemblent pas au vôtre.

Les six adjectifs d’image proposés au diagnostic

  • Fiable, pour un poste où l’on vous confiera des dossiers sensibles
  • Experte, quand votre valeur tient à un domaine technique précis
  • Accessible, pour les fonctions de contact, d’accueil ou de terrain
  • Dirigeante, quand vous encadrez ou visez un niveau de responsabilité
  • Créative, pour les métiers où l’on attend une proposition visuelle
  • Opérationnelle, quand l’enjeu est de montrer que vous êtes déjà prête

La photo de profil, le poste qui traîne le plus longtemps

Beaucoup de candidatures partent avec une photo prise il y a six ou huit ans, dans un cadre qui ne correspond plus au poste visé, fond de bureau chargé, cadrage trop large, sourire de photo de famille. Une photo trop ancienne crée un décalage le jour de l’entretien en visioconférence, et une photo récente mais mal éclairée durcit les traits sans rien apporter. Résultat, on repousse, et le dossier part sans photo ou avec la moins mauvaise du téléphone.

La bonne nouvelle est qu’une photo utilisable se produit chez soi, avec un téléphone récent, une fenêtre et un mur clair. Ce qui se joue n’est pas le matériel, c’est la préparation, l’intention écrite, la hauteur de l’objectif, la distance au mur et l’encolure choisie avant d’allumer l’appareil. Une seule prise de vue bien préparée alimente ensuite le profil professionnel, le CV, le dossier de candidature et la signature de courriel, sans reprise ni retouche automatique.

Les réglages qui décident d’une photo utilisable

  • Placer l’appareil à la hauteur de la ligne des yeux, jamais plus bas
  • Se mettre face à une fenêtre, la lumière devant vous et non derrière
  • Cadrer au buste, avec un peu d’air au dessus de la tête
  • Garder un mur clair et assez de recul pour détacher la silhouette
  • Choisir un haut dont l’encolure tient encore en petite taille

Le cadre de visioconférence, dix minutes qui pèsent une heure

La caméra placée trop bas, la fenêtre dans le dos, le plafonnier allumé, des verres qui renvoient le reflet de l’écran, ces quatre points fatiguent votre interlocutrice pendant quarante minutes sans qu’elle sache pourquoi. Aucun conseil emploi ne les traite, parce qu’ils relèvent de la prise de vue et pas du CV. Vous préparez vos réponses pendant des heures, puis vous laissez la lumière décider de la moitié de l’impression que vous laissez.

La correction demande une liste et dix minutes, pas un équipement. Une pile de livres sous l’ordinateur remonte la caméra, une chaise tournée d’un quart de tour met la fenêtre devant vous, l’interrupteur du plafonnier fait le reste. Le seul achat parfois utile est une ampoule plus chaude. Dérouler la liste juste avant l’appel, et non la veille, évite la surprise du store baissé par quelqu’un d’autre ou de la porte laissée ouverte derrière vous.

Les vérifications à passer avant l’appel

  • Remonter la caméra jusqu’à la ligne des yeux, livres ou boîte sous l’ordinateur
  • Se placer face à la fenêtre et éteindre le plafonnier
  • Contrôler le reflet de l’écran dans vos verres, quitte à incliner la monture
  • Tenir l’arrière plan, un mur, une porte fermée, rien qui bouge
  • Régler la hauteur du buste dans le cadre, épaules entières visibles
  • Vérifier la couleur du haut, ce que la caméra fait du contraste change tout

Coiffure et maquillage, chez vous ou au salon

Quatre vingt six pour cent des abonnées gardent leur coupe et leur couleur après le diagnostic. Ce qui bloque est presque toujours ailleurs, dans le cadrage, la lumière, l’encolure ou le contraste du haut. Avant de réserver un rendez vous, il vaut donc mieux régler ce qui se règle dans votre salle de bain en une demi heure, un séchage qui tient jusqu’au soir, une raie décidée une bonne fois, un teint matifié sans effet masque, un regard ouvert sans crayon appuyé.

Quand le salon est vraiment utile, il se prépare par écrit. Une page remise en main propre à votre coiffeuse, rédigée dans son vocabulaire, évite de ressortir avec autre chose que ce que vous aviez en tête. Une règle simple encadre le calendrier, ni coupe ni coloration la veille d’un entretien, comptez au moins quelques jours pour que la couleur se pose et que la coupe retombe. La coloration de repositionnement se décide avant la photo, jamais après.

Ce que contient un brief de salon utile

  • La longueur souhaitée, située par rapport à la ligne de la mâchoire
  • Le dégradé accepté et celui que vous refusez
  • La décision sur la frange, couper, laisser pousser ou simplement ouvrir
  • La façon de traiter les cheveux gris, assumés ou fondus
  • La hauteur de ton et le fond d’éclaircissement de la coloration

La capsule de six pièces près du visage

Sur un profil professionnel comme en visioconférence, on ne voit que le buste. Six pièces suffisent donc à couvrir toute une période de candidature, à condition qu’elles répondent aux trois adjectifs retenus et à votre carnation. Rien à racheter la première semaine, vous photographiez ce que vous possédez déjà, vous écartez les motifs serrés qui vibrent à la caméra et les contrastes qui creusent le visage, et vous gardez les encolures qui dégagent le cou sans ouvrir davantage.

Si un achat s’impose malgré tout, il vient en dernier, après la photo, et il se borne à trois pièces avec une fourchette de budget et un ordre de priorité. Une veste correcte descend rarement en dessous de quatre vingt dix euros, c’est justement pour cela qu’elle ne se choisit pas un samedi de doute. Acheter après avoir vu ses propres prises de vue coûte moins cher que d’acheter pour se rassurer avant de les prendre.

Faire dire au discours ce que l’image montre déjà

Une image alignée qui s’ouvre sur une excuse ne sert à rien. Si vous avez retenu experte et accessible, votre présentation de deux minutes ne commence pas par une justification de votre parcours, une interruption de carrière ou un âge annoncé comme une objection. Le congé de proche aidant, la période de chômage ou les dix huit ans passés au même poste s’énoncent en une phrase, au passé, puis la phrase suivante parle du poste visé. C’est une question d’ordre, pas de dissimulation.

Cette présentation se répète face à la caméra que vous utiliserez le jour venu, pas devant un miroir. Une grille de relecture en six points suffit, cadrage, posture, débit, première phrase, cohérence avec les trois adjectifs, et présence d’une question à poser en retour. Deux passages enregistrés valent mieux que dix relectures mentales, parce qu’ils montrent l’écart entre ce que vous croyez montrer et ce que l’écran renvoie réellement à votre interlocutrice.

L’ordre des opérations, sept jours datés

La semaine se découpe en quatre temps courts, et chacun se termine par une décision écrite plutôt que par une intention. Le premier jour sert à décrire le poste et à retenir trois adjectifs, vingt cinq minutes suffisent. Les deux jours suivants arrêtent la cohérence complète, coiffure, maquillage léger, lunettes, encolure, bijoux et arrière plan vidéo, en séparant clairement ce qui se règle chez vous de ce qui demande un rendez vous à caler.

Le parcours se compresse en quatre jours si votre entretien est proche, tout tient sauf la séance en studio, qui peut attendre la semaine suivante sans pénaliser le rendez vous. L’ordre, lui, ne se compresse pas, la couleur avant la photo, la photo avant l’envoi du dossier, la répétition avant l’appel. Inverser deux étapes est la cause la plus fréquente des dépenses inutiles, parce qu’on achète alors pour compenser une décision qui n’a pas encore été prise.

La semaine, jour par jour

  • Jour 1, décrire le poste visé et retenir trois adjectifs, vingt cinq minutes
  • Jours 2 et 3, arrêter la cohérence coiffure, lunettes, encolure et bijoux
  • Jours 4 et 5, prendre la photo ou envoyer le brief, passer au salon si besoin
  • Jours 6 et 7, comparer les prises de vue et répéter la présentation
  • La veille, dérouler la check list de visioconférence et sortir les documents

Le budget réel, poste par poste, et ce qui reste après

Pour situer les ordres de grandeur, une coloration de repositionnement en salon coûte entre cinquante cinq et quatre vingt quinze euros, une séance de portrait professionnel entre cent vingt et deux cent quatre vingts euros hors des grandes villes, une veste correcte rarement moins de quatre vingt dix euros. Trois décisions prises sans plan et la note tourne autour de quatre cents euros, pour une image qui ne dit toujours pas la même chose que votre dossier de candidature.

Ce que vous devez garder à la fin de la semaine tient sur une page, les trois adjectifs retenus, la photo sélectionnée avec sa date de séance, l’encolure et les six pièces de la capsule, le brief de salon et le script de présentation. C’est un document de travail, pas un jugement sur votre personne. Il reste valable tant que le poste visé ne change pas, et se corrige en dix minutes le jour où il change.

Les neuf enquetes du magazine

Comparatifs

Questions frequentes

Faut il refaire sa coupe ou sa couleur avant un entretien ?
Dans la grande majorité des cas, non. Quatre vingt six pour cent des abonnées gardent leur coupe et leur couleur après le diagnostic, parce que ce qui brouille la lecture se situe ailleurs, dans le cadrage de la photo, la lumière, l’encolure ou le contraste du haut. Quand une intervention en salon est réellement utile, elle se décide avant la photo et jamais la veille du rendez vous.
Une photo prise avec un téléphone suffit elle pour une candidature ?
Oui, à condition de préparer la prise de vue. Un téléphone récent, une fenêtre en face de vous, un mur clair, l’objectif à la hauteur des yeux et un cadrage buste donnent une image parfaitement utilisable sur un profil professionnel et dans un dossier. Le studio apporte un confort et une lumière maîtrisée, il ne rattrape pas une intention d’image qui n’a pas été posée.
Faut il chercher à paraître plus jeune sur sa photo de profil ?
Non, et c’est même contre productif. L’enjeu n’est pas l’âge, c’est la lisibilité professionnelle. Une candidate qui gomme dix ans sur sa photo crée un décalage le jour de l’entretien en visioconférence, et perd au passage l’argument le plus solide de son dossier, l’expérience. L’objectif est que votre image dise la même chose que votre parcours, ni plus jeune, ni plus effacée.
Mon entretien est dans quatre jours, est ce encore jouable ?
Oui. Le diagnostic et le choix des trois adjectifs prennent vingt cinq minutes, le plan coiffure et maquillage trente minutes, la prise de vue à domicile environ une heure, la check list de visioconférence dix minutes la veille. En quatre jours vous couvrez tout, sauf une séance en studio et une coloration de salon, qui peuvent attendre la semaine suivante sans peser sur ce rendez vous.
La photo est elle obligatoire sur un CV en France ?
Non, elle ne fait pas partie des pièces exigées d’un dossier de candidature, et un recruteur ne peut pas fonder sa décision sur votre âge ou votre apparence. La question mérite mieux qu’une réponse en trois lignes, le Cahier d’image lui consacre une planche entière, avec ce qu’un recruteur peut légitimement demander et ce que les candidates ajoutent à tort à leur dossier.

Tout ce qu’il faut pour préparer votre image avant l’entretien

Si vous voulez que quelqu’un regarde votre cas précis, écrivez nous depuis le formulaire du site en indiquant le poste visé et la date de votre entretien. Nous vous montrons à quoi ressemble un diagnostic d’image avant tout engagement. Aucun paiement ne se fait ici, la souscription se met en place par courriel.